Réorganisation : timides initiatives des instances représentatives
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- Créé le mardi 11 janvier 2011 19:06
- Publié le mardi 11 janvier 2011 19:06
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Le comité d'entreprise de CSP SI Groupe s'est réuni pour la seconde fois en vue de l'information légale dans le cadre de la réorganisation de l'informatique du groupe Veolia. Ce sport national, mené avec brio à CSP SI Groupe et consistant à changer les cartes pour mieux brouiller les esprits, n'est pas banal. Le message de la direction insinuant dans le projet écrit que les conséquences pour les salariés sont négligeables ne passe pas.
Car ces conséquences ne sont pas négligeables à de nombreux égards. La première est bien entendu d'ordre économique et pose de multiples questions. Si l'objet de cette seconde réunion était de compléter la description détaillée des futures structures Veolia Eau DSI, CSP SI Groupe, Veolia Environnement DSI et Veolia Environnement Tech France, c'est bien en raison de zones d'ombres... qui n'ont toujours pas été éclaircies. Il en est ainsi des flux de facturation entre le CSP et VE Tech. Les explications, même détaillées, du directeur général du CSP ne convainquent pas. En tous cas pas les participants de l'intersyndicale CGT-CFDT.
Pour calmer les inquiétudes (ou se donner bonne conscience ?), les membres de la liste concurrente se satisfont pour l'instant d'une troisième réunion pour laquelle il est demandé notamment une information sur le "business plan" des structures en cause. Il est évident qu'à ce rythme-là, le comité d'entreprise de CSP SI Groupe s'oriente tout droit vers une consultation confiante, permettant aux spécialistes des profits aquatiques de voguer sur les flots de la cupidité. Faisons donc confiance et laissons aux argentiers leur argent.
Outre la confiance sur les faibles risques socio-économiques, Il en est de même pour ce qui est des risques psychosociaux. La direction mentionne en marge et sans trop insister l'information / consultation des CHSCT concernés. Tout cela donne l'impression que la direction, avec une générosité toute paternaliste, offre même la possibilité aux CHSCT de se prononcer. Or, la démarche est obligatoire, car prévue par la loi. Mais en quoi, la réorganisation constitue un risque psychosocial ? Une étude récente de l'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (ANACT) / CSA indique que 41 % des salariés se déclarent stressés. Ils sont 13 % à se déclarer très stressés. Parmi les facteurs déclenchants figurent notamment la fréquence accrue des réorganisations et des changements de périmètre de l'entreprise. Cela mérite bien un peu plus de curiosité et d'initiative des CHSCT, non ?
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