Non au dumping social à VWIS

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no-dumpingAlors que la direction de l'ancienne structure CSP SI Groupe s'est ingéniée à rassurer les salariés dès l'annonce de la réorganisation, nous avons bien pressenti les conséquences difficiles d'une telle opération. Nous avons déjà durement vécu la précédente réorganisation de GiEau. Celle de CSP SI Groupe n'échappe apparemment pas à la règle. Contrairement à ce qui était annoncé, il ne s'agit pas d'une opération sans aucune conséquence sociale. Les effets pervers sont bien au rendez-vous et ne concernent non seulement les salariés amenés à être transférés dans la nouvelle structure VE Tech France, mais également les salariés réorganisés dans CSP SI Groupe et VE IT. Tout cela ne doit bien sûr pas s'ébruiter...

Si les craintes justifiées des salariés de VE IT sont souvent évoquées du fait de la personnalité particulière de Marc Renaud, ex-président directeur-général de GiEau et actuel directeur général de VE IT ; en réalité, les causes des tiraillements dans toutes les structures de l'informatique de Veolia Eau ont une origine bien plus globale et sont en lien direct avec la médiocrité du projet de restructuration en cours. Les tensions sont extrêmes aux plus hauts niveaux de la hiérarchie. Jean-Michel Herrewyn n'a pas hésité à mettre en cause la stratégie de Marc Renaud en réunion des collaborateurs à Vincennes, le 1er avril 2011. Le directeur général de VE IT s’en donne lui aussi à cœur joie en dénigrant sans vergogne ces prédécesseurs et en provoquant ainsi un certain malaise parmi les salariés.

Tant d'années de confort, par la gestion de contrats multi-décennaux garantissant le succès d'un commerce florissant pour longtemps, ont endormis des dirigeants incapables de réagir face à la "concurrence". Les dirigeants de Veolia Eau désignent volontiers la Lyonnaise des eaux-Suez ou la SAUR comme concurrents potentiels et hésitent à considérer les régies municipales, qui se développent pourtant à une allure consternante. Le risque est fort, car de nombreux exemples témoignent de l'efficacité économique et qualitative d'un retour en régie municipale. L'exemple récent de la commune de Montbéliard montre que même les textes législatifs sont favorables à la rupture prématurée des contrats de délégation de service public. Ainsi, il n'est plus d'obstacle à se libérer des contraintes exigées par Veolia Eau et consorts. Le phénomène fait tache d'huile...

L'aveuglement de nos dirigeants, quels qu'ils soient, témoigne de leur avidité. Cette soif de l'argent facile rend plus cruel encore le besoin naturel de reconnaissance des salariés, soucieux de leurs fins de mois. Car ils ne sont ni considérés, ni entendus et n'ont plus qu'à subir une situation à laquelle il n'ont aucun droit de regard. Malgré l'annonce de ne pas céder au dumping social, les inquiétudes des salariés de toutes structures sont très fortes. Autant les rémunérations ne suivent pas les efforts vérifiables des salariés, autant les avantages sociaux sont menacés par un moins-disant... conjoncturel. Il faut être plus combatif et travailler mieux pour assurer la compétitivité du commerce de l'eau.

Les délégués syndicaux de la liste CGT-CFDT de Veolia Water Information Systems (VWIS, ex-CSP SI Groupe) ont demandé à être reçus par les dirigeants de VWIS et du futur VE Tech France. Nous ferons tout pour garantir la justice sociale des structures concernées par la réorganisation. Mais tout cela ne peut se faire sans l'adhésion des salariés eux-mêmes. La dynamique est en marche, il ne faut pas faiblir...

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