VWIS hors la loi
- Détails
- Publié le dimanche 8 mai 2011 20:19
- Affichages : 1006
Nous avons maintes fois déploré les faiblesses d'une direction des ressources humaines, que nous avions attribué dans un premier temps à une volonté délibérée de soustraire les informations essentielles aux délégués syndicaux. A la lumière des derniers événements, il apparait que ces faiblesses sont plutôt liées aux carences professionnelles d'une directrice qui n'a pas sa place. Ces défauts créent des dommages tels, qu'ils sont susceptibles d'entraîner la responsabilité pénale de l'entreprise. Rien de moins ! On n'hésiterait pas autant pour un quelconque salarié qui mettrait notre société en péril. On n'a d'ailleurs pas hésité à chercher à se débarrasser du délégué syndical CGT par une mesure de sanction pouvant aller au licenciement. Il faut croire que notre personnage doit bénéficier d'une protection hors pair en haut lieu, à moins que les dirigeants de Veolia Eau n'en aient tout simplement jamais pris conscience.
Il est précisément dans les fonctions d'un directeur des ressources humaines de négocier dans un cadre légal relativement rigoureux. Malheureusement, ce cadre légal nous est de moins en moins favorable. Notre gouvernement y est pour quelque chose. Si ce cadre légal déjà peu favorable n'est, en plus, pas respecté du tout, on ne peut donner cher d'un dialogue social qui ne consiste finalement qu'à passer son temps à des palabres en réunions symboliques, des signatures d'accord qui n'accordent plus rien et des menaces permanentes à l'endroit des défenseurs des intérêts des salariés.
Le 18 avril 2011, la section syndicale CGT de Veolia Water Information Systems envoie une lettre recommandée avec accusé de réception au nouveau président-directeur général. Nous informons ce dirigeant des anomalies qui entourent la question des travailleurs handicapés dans l'entreprise, à savoir le refus de négocier un accord dont l'obligation est mentionnée dans les articles L2242-13 et L2242-14 du code du travail. Madame la directrice entérine ce refus par une réponse sans ambiguïté en réunion de délégués du personnel : "[...] lors des dernières [réunions NAO], les partenaires sociaux n'ont pas décidé d'aborder ce thème et il n'y a pas actuellement de demande d'ouvrir une négociation spécifique à ce sujet.". Est-ce à dire que les délégués syndicaux de la liste CGT-CFDT ne sont plus considérés comme des partenaires sociaux ? Non seulement, nous avons fermement insisté sur la nécessité de négocier en faveur des travailleurs handicapés, mais en plus, notre insistance n'était finalement pas nécessaire : la négociation est obligatoire, un point, c'est tout ! Tant de mauvaise foi ne peut que résulter de l'incompétence. Cette négociation est obligatoire depuis le 1er mai 2008. La société est donc en infraction depuis plus de trois ans !
Ce n'est pas tout. Que les chômeurs handicapés doivent subir la double sanction de leur handicap et des conséquences sur leur emploi est déjà suffisamment triste, mais les faiblesses de notre DRH ont bien d'autres effets encore... Le comité d'entreprise est l'instance-clef à partir de laquelle démarre l'action syndicale. Elle satisfait évidemment aux œuvres sociales qui lui sont confiées, mais son rôle est bien plus significatif par son versant économique. Les membres du comité d'entreprise doivent être informés des orientations économiques de l'entreprise. Plus d'excuses ! La loi est limpide et exigeante. L'employeur doit être transparent. Que cette particularité du fonctionnement d'un comité d'entreprise ne froisse pas nos amis de la liste opposée ne nous étonne pas. Ils sont bien satisfaits de contenter leur électorat par une mission qui ne consiste à leurs yeux qu'à distribuer des chèques-vacances, chèques-cadeaux et autres voyages et manifestations ludiques. La mission n'est pas très contraignante, mais elle fait tellement plaisir...
Le 6 mai 2011, la section syndicale CGT a demandé l'application de la loi en matière de communication aux membres du comité d'entreprise. Conformément aux dispositions de l'article L2323-47 du code du travail, nous exigeons la communication du rapport annuel tel qu'il est détaillé dans l'article R2323-9 du code du travail. Les infractions pullulent. Nous ne laisserons plus la direction bafouer ainsi nos droits les plus élémentaires. Nous irons jusqu'au bout !
Identification
Autres articles
Flux d'actualités
-
Les salariés ne se sont pas battus pour rien
-
Brochure de mars 2012
-
Le Médiator, chronologie d'un scandale sanitaire
-
15. Pour une transformation du système de santé au travail
-
14. Le travail, un enjeu de santé
-
13. Les questions d'éthique et de liberté
-
12. La "dépendance"
-
11. Politique du médicament et de la recherche
Articles populaires
- Les élections professionnelles
- A quoi sert un centre de services partagés ?
- Evolution de l'offshore dans le secteur informatique
- Simulation d'entretien de recrutement
- La médecine du travail aux ordres de l'employeur
- Licenciement d'un délégué syndical : débarrassons-nous de la CGT !
- La restructuration permanente comme levier de la rentabilité


