VWIS sens dessus dessous
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- Publié le mardi 12 juillet 2011 16:51
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Le spectacle de la réorganisation est troublant et le constat bien triste, celui de voir une entreprise sens dessus, sens dessous, au sens propre comme au sens figuré. Au sens figuré, cela se caractérise par mille questions à résoudre au quotidien concernant les processus méthodologiques entre applications, services et sociétés. La communication n'étant pas vraiment le fort de la direction, il ne manque plus que l'adhésion des participants contraints pour garantir le succès de l'opération. Mais comment faire adhérer les salariés au projet unilatéral de la direction alors qu'on n'a rien demandé à personne, ni même aux membres du comité d'entreprise ?
Le comité d'entreprise a d'ailleurs vu juste dans ses réserves qu'il a formulées à l'occasion de la réunion d'information et de consultation. Malgré l'avis défavorable unanime du comité d'entreprise, la direction prend ses responsabilités. Elle passe outre ! Les faits nous donnent malheureusement raison : le résultat n'est pas concluant.
Si au sens figuré, le désordre généralisé n'est pas forcément visible, au sens propre, il prend l'allure d'un amateurisme effrayant. Les aménagements des locaux et les déménagements des salariés concernés sont un échec patent. La direction a beau expliquer que des aléas de dernière minutes ont bouleversé un programme minutieusement établi, notamment avec le concours du CHSCT, il n'en demeure pas moins que le résultat est catastrophique.
En plus des contraintes évoquées, des gênes occasionnées par le bruit des travaux dans les étages rendent la situation insupportable au quotidien. On nous assure que tout est fait pour le mieux et qu'un maximum de dispositions sont prises pour réduire les gênes. Pourtant, la situation n'augure rien qui pousse à l'optimisme. En raison des imprévus subis au cours de l'aménagement des locaux, la plupart des salariés déjà installés ou en cours d'installation seront amenés à changer de place... dès la fin des les travaux. L'essentiel des salariés se trouve donc dans une situation provisoire. Bref, tout ce tohu-bohu durera probablement jusqu'à la rentrée.
Nous sommes en droit de nous interroger sur les conséquences de ce projet d'entreprise. Si les premiers signes d'un chantier mal conçus montrent à l'évidence que des pans entiers du projet ont été négligés, qu'en est-il du modèle économique ? Serait-il vraiment aussi robuste qu'on veut bien nous le faire croire ? Quelles garanties nous offre ce projet, alors que des indices d'un amateurisme flamboyant semblent démontrer la fragilité de l'opération ? La direction montre un exemple bien piètre d'un management dont la plupart de nos managers et chefs de projet ne s'inspirent heureusement pas. La gestion d'un projet informatique se planifie et réussit d'autant mieux qu'il associe les salariés. Il en est de même du projet d'entreprise de la direction. Qu'on l'excuse, elle a probablement égaré le manuel du parfait manager...
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