Rétrospective 2012 à VWIS : "bonne année" ?
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- Publié le vendredi 6 janvier 2012 09:53
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Peut-on se souhaiter une bonne année, lorsque tous les indicateurs économiques sont au rouge et que le patronat, lui-même instigateur d'un système capitaliste fragile, mobilise tous ses efforts pour pérenniser une rentabilité éhontée ? Comment envisager la nouvelle année, lorsque à Veolia Water Information Systems, et d'ailleurs comme dans tout le groupe Veolia, tous les processus, pour les uns connus, pour les autres sournois et inavouables, sont mis en oeuvre pour conditionner les syndicats, c'est-à-dire cajoler les uns, discriminer les autres ? Une rétrospective de l'année 2011 fait l'état des lieux des luttes menées par la CGT à VWIS.
L'année 2011 a été marquée essentiellement par la réorganisation de CSP SI Groupe, société qui s'est scindée pour former d'une part Veolia Environnement Technologies France, et d'autre part Veolia Water Information Systems. Pire qu'une entreprise de désorganisation, mollement orchestrée par une direction composée d'alchimistes en herbe, cet énième bouleversement a profondément entamé l'efficacité qu'il s'agissait pourtant de renforcer.
Accompagnant ces manœuvres déstabilisantes pour tous les salariés, déjà bien sonnés par des remaniements incessants depuis 2003, la direction des ressources humaines s'ingénie à peser sur la CGT pour permettre l'œuvre d'un management sans entrave. Si les diverses manipulations semblent présenter quelques aspects subtiles à l'égard des salariés, il en est tout autre à l'égard de la CGT, cible privilégiée d'une DRH désarmée et peu qualifiée pour sa tâche. Nous le regrettons amèrement, car il n'est possible de cultiver un dialogue social et de n'aboutir à des accords valables qu'avec des partenaires sociaux consciencieux et soucieux d'échanges constructifs.
Le choc s'est exprimé très rapidement dès le début de l'année dernière, au moment de démarrer les négociations annuelles obligatoires. Bizarreté propre à VWIS et qui ne perturbe apparemment que la CGT, cette NAO ne porte, d'ailleurs comme d'habitude, que sur les salaires. Des sujets comme le régime de prévoyance maladie, les travailleurs handicapés, le droit d'expression, la carrière professionnelle des représentants syndicaux ne sont jamais abordés. Ainsi, la nécessité évidente d'introduire le principe d'une augmentation générale comme base d'une évolution plus juste de la rémunération n'a eu aucune chance d'aboutir, surtout lorsque cette ambition n'est pas celle de nos syndicalistes de la liste opposée, assurés d'une carrière évolutive. La protection personnelle conférée par leur mandat ne suffit pas. Ces derniers s'assurent un avenir professionnel radieux au détriment de l'intérêt des salariés ; une vision du syndicalisme que nous ne partageons évidemment pas.
Malgré quelques soubresauts d'opposition patronale, notamment à l'occasion de la consultation du comité d'entreprise sur la réorganisation, les syndicalistes de la liste opposée se rallient "raisonnablement" aux orientations de la direction sur l'évolution des salaires, et sur bien d'autres sujets encore. Cet accompagnement laisse les coudées franches à une direction qui, de plus en plus, sera amenée à annoncer de mauvaises nouvelles. Car tout n'est pas rose et les premières annonces d'Antoine Frérot sur ses intentions d'accélérer la transformation ne sont pas pour rassurer... La pression tous azimut a pour nom Hellebore, du nom d'une plante utilisée autrefois comme purgatif. Il s'agit de dégraisser... en douceur. Pas de plan de sauvegarde de l'emploi !
Paralysés par ces nouvelles, les salariés ne bronchent pas, mais expriment leurs inquiétudes en scellant leur confiance à la CGT par un vote à VWIS à plus de 17 % lors des élections professionnelles du 8 décembre. Alors que la direction a tout tenté pour amener la CGT à sa perte, ce regain d'intérêt indiscutable nous renforce dans notre vision syndicale.
Tout reste à faire. Cette année encore, le poids des syndicalistes accompagnateurs risque d'entraver les revendications des syndicats de lutte. Nous le constaterons très rapidement dès la première réunion de NAO dans les jours prochains. Nous restons cependant confiants et pensons que la réaction déterminée des salariés peut changer les choses. Nous sommes convaincus qu'il est possible de marquer un arrêt brutal aux pratiques déloyales. En tous cas, nous nous engageons résolument dans cette lutte que nous entendons remporter avec le même élan qui nous a porté aux dernières élections. C'est avec et grâce aux salariés que nous construirons ensemble le progrès social à VWIS. Leur soutien est notre espoir pour 2012.
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