NAO 2012 : partage inégal des richesses à VWIS
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- Publié le dimanche 5 février 2012 11:05
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Le signal donné le 4 août dernier par Antoine Frérot à son management montre ses effets sur les salaires à Veolia Water Information Systems. S'agissant de satisfaire un actionnariat aux aguets, tout est désormais prétexte pour imposer des contraintes fortes. Les arguments, liés tantôt à la crise économique mondiale, tantôt à la crise du groupe Veolia, pleuvent pour obliger les salariés à consentir une part d'un sacrifice qu'on dit commun. Or, ce sacrifice ne concerne que les salariés, travailleurs de haute technologie qui font le succès de tout le groupe, malgré une désorganisation subie depuis plusieurs années par les initiatives malheureuses de nos dirigeants successifs.
C'est avec une abnégation admirable que les salariés de VWIS bâtissent ensemble le succès de l'informatique du groupe. Malheureusement, cette abnégation est loin d'être récompensée. L'attitude intransigeante de la direction, toujours contre-productive, entraîne maintenant des effets divers sur le moral des salariés. Certains saisissent l'opportunité de poursuivre leur carrière ailleurs ; d'autres, lassés et incrédules, baissent les bras ; d'autres encore, plus revendicatifs, sont choqués du peu de reconnaissance reçu après des mois de travail acharné.
Il s'agit donc de cumuler les bénéfices pour en reverser un maximum aux actionnaires. Ces bénéfices sont importants. Servant au calcul pour l'attribution de la participation, ils permettront de reverser l'équivalent d'un à deux salaires mensuels supplémentaires pour chaque salarié. Malheureusement, les montants ne sont pas constants d'une année sur l'autre, ils ne participent pas au versement solidaire pour la retraite, sont imposables et échappent à toutes les cotisations propre aux salaires. Nous préférons donc une augmentation générale des salaires à hauteur des bénéfices accumulés.
La direction ne l'entend pas. Elle propose dans son dernier projet d'accord salarial une augmentation de 2 % de la masse salariale consacrée à l'enveloppe des augmentations. Ces augmentations seront distribuées individuellement, en fonction du bon vouloir des responsables de service. Certains salariés seront donc généreusement récompensés d'une augmentation à peine plus élevée que l'inflation, au détriment des salariés qu'on dit moins performants et qui en percevront encore moins.
Devant un tel culot, la direction sent bien l'imminence d'un gros temps. Elle s'en protège en poussant au front un lampiste qui, investit des pleins pouvoirs de négociation, se prendra en pleine figure la gestion de mécontentements qui risquent d'évoluer. Ce dernier, un salarié que la direction place sur un piedestal pour lui conférer la responsabilité des négociations, n'est en réalité que chargé de recevoir les coups. La direction, et en particulier la direction des ressources humaines, aura beau jeu de culpabiliser ce pauvre salarié aveuglé par les louanges intéressées de sa responsable. Ainsi, tout le monde est trompé par une direction qui se protège des éclaboussures.
Nous avons demandé à être reçu en dernier ressort par la direction de VWIS. Nous ne rompons pas le dialogue s'il permet de reconsidérer un partage plus équitable des richesses produites. Ce sont les salariés qui font l'avenir de l'entreprise, non les dirigeants. Si le dialogue devait s'interrompre, nous accompagnerons les salariés mécontents dans leurs revendications et soutiendrons toutes initiatives pour gagner la lutte salariale.
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