NAO 2012 : les salariés de VWIS se mobilisent

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rapport-de-forceA la veille de la proposition de signature de l'accord de négociation annuelle obligatoire, la direction de Veolia Water Information Systems ne fait plus d'autre proposition qu'une réévaluation de 2 % sur l'enveloppe globale destinée à l'augmentation des salaires. La déception est suffisamment grande pour parvenir à créer l'unité des syndicats CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT et UNSA et appeler les salariés à se mobiliser. Une première ! Alors que les querelles de boutiquiers enveniment habituellement les rapports entre certains syndicalistes, la noble cause des salaires nous unis cette fois dans un combat commun.  

L'appui des salariés, convaincus de l'urgence d'une unité syndicale, permet de créer un rapport de force que nous n'avons jamais connu. La forte participation des salariés à une assemblée générale, organisée le 9 février dans l'entreprise, témoigne de l'efficacité de l'initiative et d'une réelle demande que la direction refuse de prendre en compte. Elle ne pourrait prendre des initiatives salariales qui soient contraires aux consignes du groupe. Ce refus et les arguments avancés nous sont expliqués de vive voix par la direction, accueillie aux abords de l'entreprise. Litanie que nous, organisations syndicales, connaissons désormais par cœur et qui ne persuade personne tant les attentes des salariés sont grandes. 

Néanmoins, dans un dernier élan de conciliation, la direction se dit prête à recevoir les organisations syndicales l'après-midi même, faisant miroiter aux salariés présents l'espoir de concessions de dernières minutes. Cet espoir est vite anéanti par les propos intransigeants d'un dirigeant qui n'hésite plus à dévoiler son caractère irascible. Pointant d'un doigt accusateur le délégué syndical CGT pour lui reprocher les propos d'un tract distribué lors de la manifestation, le président-directeur général de VWIS reste de marbre et ne cède sur aucun point. La rupture du dialogue social est consommée. La direction en est responsable !

Le bras de fer se poursuit. Nous rendrons compte de l'attitude rigide de la direction au cours d'une nouvelle assemblée générale, organisée le lundi, 13 février dans les locaux de Saint Maurice. Au cours de cette assemblée, nous déciderons collectivement des suites à donner à la mobilisation qui, comme évoqué lors de la dernière assemblée, devra évoluer dans la gradation des actions revendicatives.

Comme à l'accoutumée, la direction cherche à culpabiliser les organisations syndicales sur les effets dévastateurs que pourraient engendrer une hausse des salaires au-delà de la limite fixée par le groupe. A-t-elle bien réfléchi aux conséquences que provoquerait une grève durable sur l'activité de l'entreprise et, en particulier, sur ses résultats ? Qu'en penseraient les clients de savoir que l'entreprise, en grève, ne pourrait plus assurer complètement le service ? Ne serait-il pas préférable de céder un peu pour éviter le pire ?

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