Les injonctions de la CGT font plier la direction de VWIS
- Détails
- Publié le lundi 2 avril 2012 09:04
- Affichages : 612
Fidèles à nos engagements d'exiger la communication des informations économiques de l'entreprise, nous n'avons eu de cesse de réclamer les documents que se doit de présenter la direction aux représentants du personnel. Si cette demande a été l'initiative exclusive de la CGT, cela s'explique d'une part par une méconnaissance totale de la plupart des représentants du personnel du fonctionnement normal d'un comité d'entreprise, et d'autre part par des collusions qui ne permettent pas de réclamer ce que nos dirigeants aimeraient dissimuler. Y a-t-il quelque chose à dissimuler ?
Ainsi, probablement conscients d'une poursuite judiciaire en cas de non-respect des obligations légales, la direction de Veolia Water Information Systems s'est résignée à transmettre le rapport annuel unique conformément aux articles L2323-47, R2323-8 et R2323-9 du code du travail. L'exercice est facile tant qu'on se contente à répondre de manière lapidaire aux rubriques obligatoires. Il n'est donc pas surprenant de ne recevoir que le strict minimum exigé par la loi... comme d'habitude. Pas question d'approfondir ou d'informer plus qu'il n'en faut les membres du comité. Mieux, on essayera de noyer le poisson avec des affirmations floues, invérifiables, voire trompeuses. Néanmoins, notre attention est vite attirée par une particularité, chère à l'entreprise, et consistant à ignorer les effectifs de prestataires. A VWIS, on n'aime guère communiquer sur les salariés prestataires, ce salariat serviable et corvéable à merci, qui n'ose revendiquer quoi que ce soit, au bénéfice exclusif de "l'entreprise utilisatrice". Mais alors, ces dizaines de prestataires, oubliés des effectifs de la maison, pourquoi n'ont-ils pas droit de citer ?
Nous ne nous avancerons point sur les avantages économiques à ne pas intégrer les salariés prestataires dans les documents officiels. Est-ce cela que la direction cherche à dissimuler ? La réalité de cette hypothèse reste à vérifier. Nous ferons évidemment ce travail car, dans ce cadre, plusieurs infractions doivent être examinées et notamment celles tombant sous le coup de l'article L8234-1 du code du travail concernant le délit de marchandage, ainsi que l'article L8243-1 relatif au prêt illicite de main d'oeuvre. Au vu du nombre important de prestataires qui exercent depuis plusieurs années dans l'entreprise, on est en droit de se poser des questions quant à la justification de leur présence. Quelle serait la valeur ajoutée de ces salariés pour l'entreprise si ce n'est qu'un vulgaire bénéfice, lié notamment à une masse salariale plus réduite et une économie sur les avantages sociaux ? Dès lors, l'intérêt des salariés prestataires à intégrer l'entreprise devient une évidence que la direction ne souhaite pas claironner.
Nos vérifications permettront de clarifier cet aspect qui, s'il est confirmé, permet d'expliquer les bénéfices record de l'entreprise. Dans cette optique, nous serions désolé d'apprendre qu'une fois de plus, ce sont les salariés qui trinquent pendant que nos dirigeants fêtent leurs succès... très relatifs. Mais nous ne resterons pas inactifs face à ces hypothèses.
Identification
Autres articles
Flux d'actualités
Les Fralib s'invitent au Ministère de l'Agriculture
Le président n'a pas parlé emploi et salaires...
Personnels et médecins perdent patience
Le pouvoir discrétionnaire de l'employeur est renforcé
La résistance contre la casse s'organise
Quatre syndicats mobilisés pour la reconnaissance à Bac+3
Face aux urgences socialesRompre avec l'austérité http://mm1.cgt.fr/cgt/T.L_Sur_la_conf_deHollande7052013.flv
Militer, se défendre n'est pas un crime !
Articles populaires
- A quoi sert un centre de services partagés ?
- Les élections professionnelles
- Evolution de l'offshore dans le secteur informatique
- Les règles de la négociation annuelle obligatoire
- Simulation d'entretien de recrutement
- Projet Hellebore : une menace pour l’emploi et les conditions de travail
- Naissance de Veolia Water Information Systems
- La restructuration permanente comme levier de la rentabilité
- Négociations ARTT : le compte épargne-temps ne sert que l'employeur
- Représentativité des syndicats
- NAO 2011 : Bilan des négociations



