Solidarité à la sauce Veolia
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- Créé le mardi 30 juin 2009 10:00
- Publié le mardi 30 juin 2009 10:00
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La Direction de GiEau a distribué à ses salariés une carte, au format carte de paiement, libellée Allo Solidarité. Cette carte affiche un numéro de téléphone gratuit que Veolia Environnement invite à appeler pour recevoir une aide en cas de difficultés. Surendettement, rupture familiale, problèmes de logement, problèmes administratifs, soins sont autant de sujet pour lesquels VE se propose d'intervenir pour résoudre les situations difficiles de la vie.
L'intention est louable et vise à occuper un terrain quasi humanitaire là où la génération de profits, notamment sur le commerce de l'eau, peut, en période de forte crise, heurter les sensibilités des plus avertis. Se substituer aux instances représentatives, voire aux services institutionnels de l'Etat est une idée ingénieuse, mais ne masque pas la dure réalité des salariés qui consentent plutôt à garder le silence pour ne pas risquer le licenciement.
A GiEau, nous avons eu de nombreux exemples douloureux de salariés qui se sont trouvés en grande difficulté du fait même de sa politique sociale. Celle-ci va en effet à l'encontre des volontés affichées de solidarité de VE, car elle n'hésite pas à guider certains salariés vers la porte de sortie. La situation actuellement très préoccupante d'une salariée, déclassée dans ses fonctions et qui subit des pressions de toutes sortes, illustre parfaitement la position contradictoire de GiEau.
Six mois de propositions en tous genre n'ont pas permis de faire plier cette salariée « rebelle » avec l'espoir qu'un phénomène d'usure viendra à bout d'une contestation gênante. La situation de cette salariée s'est dégradée à un tel point qu'elle s'est transformée en situation de détresse, que les blessures psychologiques plongent désormais dans un profond désarroi.
On peut se permettre de douter de l'efficacité d'une intiative dite solidaire pour venir en aide aux salariés en difficulté, lorsque la société elle-même, par les orientations agressives de sa DRH, n'hésite pas à créer des situations de détresse. Quant à la confidentialité de l'opération, n'en parlons même pas.
Il devient alors évident qu'un tel service n'a comme seul objectif de communiquer sur un sujet sensible qui pourrait redorer l'image d'un groupe en baisse dans l'opinion du public. L'aspect humanitaire d'un groupe paternaliste peut effacer les zones d'ombre que génère le profit à tout-va. Mais les salariés, peu dupes, ne se trompent pas : la solidarité, celle qui permet de soutenir les naufragés du profit, est bien l'oeuvre des syndicats et non celle des patrons.
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