Réunion des délégués du personnel à CSP SI Groupe
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- Créé le dimanche 22 novembre 2009 11:36
- Publié le dimanche 22 novembre 2009 11:36
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La première réunion des délégués du personnel de CSP SI Groupe s'est déroulée le 20 novembre 2009 dans la salle 016-019 du rez-de-chaussée à Saint-Maurice. Curieuse ambiance dans cette salle surdimensionnée, pour laquelle les échanges sont rendus difficiles du fait de l'éloignement entre les intervenants à la grande table des débats. La directrice des ressources humaines semble vouloir impulser un peu de cordialité à des discussions qui peuvent s'avérer longues, tant les questions des deux listes sont nombreuses.
C'est donc sur les chapeaux de roues qu'elle commence à répondre aux questions de la liste UNSA/CGC/CFTC. Après un instant d'échanges intéressants, la question 5.6 soulève soudain une montée d'adrénaline dans l'organisme tout entier de notre experte en dialogue social. La DRH s'agite, monte le ton à l'endroit de la déléguée CFTC*. Interloqués, les délégués se demandent ce qui se passe. La question n'avait à priori rien d'infamant et se devait même d'être posée car elle concerne des interrogations légitimes de la part de salariés du nouveau service VCMS (dédié au projet SI Client) :
"Les salariés intégrant (ou non) le nouveau service VCMS ont-ils été consultés avant leur affectation ? Quelles sont leurs possibilités de changement au cas où ils souhaiteraient faire modifier cette affectation ?"
La réponse de notre artiste est curieuse. Dans un premier temps, elle évoque l'obligation de recueillir l'avis du comité d'entreprise (sous-entendu : il n'est pas possible de demander l'avis des salariés avant de recevoir celui du CE. Et après alors ?). Puis elle interpelle directement la déléguée du personnel sur son impartialité par rapport à la question, dont elle soupçonne qu'elle n'a pas été posée par les salariés. Si, en effet, la primauté des informations revient au comité d'entreprise, la direction ne peut pas pour autant obliger les salariés à se plier aveuglément au projet. A moins que le dialogue social que souhaite imposer Mme DRH consiste à ne dire mot. En revanche, attaquer ainsi la déléguée du personnel devant ses collègues médusés est une attitude franchement déloyale qui tranche avec l'image positive qu'elle compte afficher.
Vient ensuite le tour du délégué de la liste CGT-CFDT qu'on ne ménage pas moins. Le débit des réponses ne permet même plus de suivre dans de bonnes conditions. Aux questions 12, 13 et 14, pause technique :
- Quel sera le sort réservé aux salariés actuellement en charge de ces applications ?
- Seront-ils impliqués à terme dans la maintenance de ces progiciels ?
- Bénéficieront-ils des formations correspondantes ?"
Réponse embarrassée (classique pour une question apparemment gênante) : "Je ne comprends pas la question, pouvez-vous préciser ?" Les précisions données sur les applications en cause excitent la directrice qui vocifère son mécontentement. Une fois de plus, la DRH accuse la partialité des questions qui, selon son jugement, semblent ne pas être posées par des salariés. Elle définit d'ailleurs à plusieurs reprises le rôle des délégués du personnel. Ce n'est pas son rôle à elle de définir les missions des délégués, car elle influerait directement sur leur comportement : délit d'entrave !
Les intentions de notre virtuose en herbe ne sont pas très honorables. Il s'agit de faire taire les délégués syndicaux, mandatés en même temps pour le poste de délégué du personnel. Car ces représentants-là sont apparemment les plus vigilants et les plus engagés en faveur de la défense des salariés. Ainsi, elle prend la précaution de bien insister sur la présence des deux délégués syndicaux autour de la table. On peut se demander pourquoi !
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