Où va l'argent de nos augmentations ?

henri-proglioEn application du dernier accord sur les augmentations de salaires de la société CSP SI Groupe, de nombreux salariés s'étonnent du faible montant qui leur a été attribué à l'occasion du versement des salaires du mois de mars. Lorsque la direction, avec la complicité de l'essentiel des syndicats, claironne pompeusement des augmentations allant de 2 % à 2,2 %, certains salariés, au vu de leur feuille de paye, ne comprennent plus la logique de cet accord. Leurs augmentations sont souvent au-dessous de ceux annoncés.

La CGT, seul syndicat non signataire de l'accord, avait dénoncé les mécanismes abracabrantesques qui donnaient l'illusion d'une distribution généreuse en période de faible inflation. Nous ne comprennons toujours pas que les signataires de cet accord aient pu valider la variabilité d'un salaire au même titre que les primes. Ces dernières ne sont d'ailleurs pas notre priorité, car elles ne sont pas incluses dans les cotisations pour les retraites. Seules des augmentations générales sur les salaires peuvent soutenir efficacement le pouvoir d'achat et les futures retraites des salariés.

Comment des syndicats, qui se veulent proches des préoccupations des salariés, peuvent-ils ainsi accompagner la stagnation, voire la baisse d'un pouvoir d'achat, organisé avec brio par une direction victorieuse ?

Il n'en est pas de même ni pour les actionnaires, ni pour les cadres dirigeants du groupe Veolia Environnement. S'il est publique que le salaire variable de Henri Proglio a bondi de 131 % en 2009, passant de 519 188 € à 1 202 216 €, celui des dirigeants de CSP SI Groupe doit être tout aussi enviable. Nous ne disposons pas de chiffres, mais gageons  que leur augmentation est sensiblement supérieure à nos 2 %... théoriques.

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