Rêve général
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- Publié le dimanche 15 mars 2009 08:06
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Recadrons un peu le contexte : nous sommes bien loin de la grève générale. La manifestation du 29 janvier 2009 a eu un retentissement incontestable, mais elle n'est pas l'expression d'une grève « générale ». Nous avons eu des illustrations de grèves générales dans les DOM (Guadeloupe et Martinique) où le blocage total a eu des conséquences économiques importantes. Mais en France métropolitaine...
Les salariés se sont laissés enfermer dans le piège du capitalisme qui a modelé des consommateurs endettés, peu enclin à cesser le travail, ne serait-ce qu'une seule journée. Notre monde capitaliste a réussi à plonger des salariés dans un individualisme victorieux, l'asservissant à sa cause. Ces salariés moyens ne sont pas encore confrontés à la misère et ne sont donc pas suffisamment en colère pour se révolter résolument. L'image de nombreux autres salariés, déjà très démunis, ne suffit pas pour susciter cette colère... pas encore ! Alors ces salariés moyens, qui certes craignent pour leur emploi, se laissent bercer par des medias rassurant et surtout par un « omni-président » qui n'a de cesse de louer les mérites de salariés individualistes qu'il dit libres et égaux.
Ne nous laissons pas aveugler par cette gigantesque tromperie. Si, aujourd'hui, les salariés restent persuadés de leur avenir économique, il est malhonnête de faire croire que la crise mondiale puisse ne pas les atteindre. Aujourd'hui, tout va bien encore... Et demain ? Nous n'en sommes qu'au début des conséquences d'une faillite mondiale. Faillite qui n'a rien de pédagogique aux yeux des financiers, puisqu'ils proposent de poursuivre le modèle capitaliste pour sortir de la crise !
Il est temps encore de s'organiser pour s'opposer vigoureusement au capitalisme effréné. La manifestation du 19 mars 2009 doit être une manifestation exceptionnelle, mais elle doit surtout être le déclencheur d'une véritable grève générale, c'est-à-dire que tous les salariés doivent cesser le travail dans toutes les entreprises françaises et cela de manière suffisamment durable pour réussir à faire plier le patronat. Il faut contraindre le pouvoir à revoir sa politique salariale et économique pour ne plus mettre en avant les besoins des actionnaires et rebâtir une société solidaire sur un socle économique juste et modifié en profondeur.
Il ne faut pas céder au rêve général, mais passer à l'action en soutenant une grêve générale inédite.
Voir le site de la grève du 19 mars 2009.
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