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Pandémie : la direction s'en lave les mains
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- Créé le samedi 5 septembre 2009 11:14
- Publié le samedi 5 septembre 2009 11:14
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Cherchant à soigner son image prévenante, la direction de CSP SI groupe redistribue aux salariés un document relatif à la pandémie et édité par Veolia Environnement. Il s'agit d'informer les salariés en bénéficiant des mesures préparées par Veolia. Ainsi que nous l'avons déjà rapporté, la direction s'était engagée à finaliser la déclinaison sur les différentes entités du groupe, dont la nôtre, pour les compléter de nos spécificités liées à notre activité. Les manoeuvres sont commencées, mais avec quelle efficacité ?
Malgré les bonnes intentions affichées, la direction n'envisage nullement de distribuer des masques. Ceux-ci devant être stockés dans des conditions de conservation particulières, il semblerait difficile de gérer et de distribuer des masques dont l'usage pourrait s'avérer incertain. Pourtant, si cet usage semble aléatoire au niveau de l'entreprise, il en est tout autre dans les transports en commun. CSP SI groupe ne se préoccupe pas de l'usage des masques hors entreprise. Faudrait-il alors que les salariés s'organisent eux-mêmes pour sauvegarder leur santé... en se rendant à l'entreprise ?
De même, la distribution de solutions hydro-alcooliques ou de lingettes nettoyantes à usage unique n'est pas envisagée non plus. Et le co-voiturage ? Comment la direction compte-t-elle s'impliquer pour éviter aux salariés la promiscuité du métro ou du RER ? Quelles dispositions compte-t-elle mettre en place pour leur faciliter les transports sans s'exposer ?
Autant de questions qui ne sont ni abordées, ni résolues. En revanche, le CSP se doterait d'une "cellule de crise" dont les membres, des spécialistes reconnus (ne rions pas !), s'organisent déjà pour permettre la continuité du service. Même si les élections prochaînes ne permettaient pas de former un CHSCT à temps, la cellule, elle, serait prête au point de surpasser les qualités d'un simple CHSCT. Nous avons-là un bel exemple de substitution des institutions représentatives du personnel, alors que la loi soutien justement la participation active par leur fonctionnement, leur spécialisation et les rapports étroits entre direction et salariés.
Ne nous trompons pas. Il ne s'agit pas de réorganiser le service pour permettre une continuité, mais bien d'organiser, c'est-à-dire de veiller à ce que les salariés ne se servent pas du prétexte de la grippe pour ralentir la cadence. Vous êtes prévenus : pas question d'en faire moins, mais plus, bien plus. Nous resterons bien sûr vigilants sur les conditions de travail spécifiques que la direction sera tenté d'imposer pour garantir la continuité de service.
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