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La pandémie s'installe. Et le CHSCT ?

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chsct_c_est_quoiLe site interministériel traitant des menaces pandémiques grippales ne rassure pas lorsqu'il publie le 18 novembre 2009 un bulletin épidémiologique bien singulier. Chiffres à l'appui, la pandémie prend de l'ampleur en France : 401 000 consultations, 245 cas graves et 48 décès depuis le début du phénomène. On peut s'étonner de l'inertie de la direction de CSP SI Groupe quant à la création du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Plus d'un mois après les élections professionnelles, rien n'est fait !

On peut se poser des questions sur cette réticence, alors que cette instance représentative pourrait pleinement s'illustrer dans des actions bien plus significatives que celles, toutes théoriques, proposées par la direction. Justement, la direction craint les retombées positives des actions du CHSCT. Elles légitimeraient l'utilité des représentants du personnel comme rouage indispensable à la bonne marche de l'entreprise. Cette démonstration nous a été faite par des exemples bien précis, tirés des propositions des membres du CHSCT de feu GiEau. En effet, au moins deux actions, fortement soutenues et proposées par la liste unitaire du CHSCT (CGT, FO, CFDT et CFE-CGC) ont reçu la ferme opposition de la direction, par pur réflexe idéologique, par bêtise. Il s'agissait de la mise à disposition des salariés d'un défibrillateur automatique et du concours de l'ARACT à l'occasion de l'amménagement des locaux, suite à la scission de GiEau.

Mille excuses, aussi saugrenues qu'illogiques, ont servi les tenants de l'opposition ferme et résolue. Quel gâchis ! Aujourd'hui, près d'un an après les propositions faites par des représentants sérieux et responsables, la direction de CSP SI Groupe a installé en toute discrétion le défibrillateur tant convoité. Nous nous rappelons alors de ce PDG qui évoquait son appréhension imbécile à soumettre à une victime en arrêt cardiaque un choc électrique. Dans cette affaire, l'ignorance régnante, notamment celle de nos colistiers, a servi les intérêts idéologiques de la direction.

De même, l'appréhension à accueillir les spécialistes de l'ARACT n'a bien sûr aucun fondement valable. Ce n'est malheureusement là encore que l'idéologie d'un pouvoir omnipotent dans l'entreprise qui a guidé les intentions de la direction. Or, nous apprenons, Ô surprise, qu'il a finalement été décidé de faire participer bientôt les spécialistes de l'ARACT pour recevoir leurs conseils éclairés sur les points restant à résoudre, notamment sur le bruit ambiant.

Alors, comment s'étonner sur la mise à l'écart du CHSCT ? C'est une réaction habituelle de la direction qui met tout en oeuvre pour ne jamais céder les moindres manettes de l'entreprises, fussent-elles garantes, notamment, de la santé des salariés.

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