Un echo... social ?

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dialogue_socialLe bulletin n° 12, intitulé « L'echo social » et distribué par la Direction, est une véritable insulte aux salariés. Les propos de ce document ne dissimulent même pas le cynisme d'une DRH plus préoccupée par sa paix managériale que par de véritables actions sociales.

Ainsi, nous apprenons que le projet d'entreprise se poursuit, notamment avec la mise en oeuvre des aménagements ne nécessitant pas d'engagements particuliers de dépense.
Ne nous trompons pas. Derrière les termes pompeux, il s'agit bien de dépenser moins... pour travailler plus sans doute ? L'efficacité de ces actions est bien faible au regard des attentes qui se font maintenant pressantes.  Au programme, déplacement de salariés, mise en place de tampons en caoutchouc sur une porte  bruyante (qui l'est d'ailleurs toujours !), déplacement d'éléments bruyants (imprimante, photocopieur, etc), retrait de bacs à fleurs, autodiscipline (en veillant individuellement à faire moins de bruit !).

Quelle imagination ! L'établissement des devis pour les travaux payants tarde maintenant depuis plusieurs mois. La Direction ne démontre aucune volonté d'organiser des conditions de travail valables. Elle ne se donne même plus la peine de travailler de concert avec le CHSCT, institution dont la loi se veut garante.  Alors, social ?

Nous apprenons en outre que la journée de solidarité aura lieu comme l'an passé lors du Lundi de Pentecôte (1er juin 2009). Voilà du social à la sauce GiEau. Merci la DRH de nous permettre de travailler une journée supplémentaire gratuitement. N'aurait-il pas été social de donner cette journée fériée aux salariés ? Comble du cynisme, la Direction croit bon de préciser : « Comme les années passées, il n'y aura aucun impact sur le salaire. » Parce qu'il faut peut-être encore payer pour travailler maintenant ? Récapitulons : Le Lundi de Pentecôte est un jour férié, mais travaillé. L'employeur aurait pu reverser les charges sans obliger les salariés de travailler ce jour-là. Mais il aurait fallu se montrer généreux, pendant que la société fait des bénéfices exponentiels en période de marasme... Ce doit être une question de moralité.

Le prix absolu de l'ironie est gagné avec un zoom sur... l'égalité professionnelle à GiEau. Notez bien qu'on évoque l'égalité professionnelle et non celle devant exister entre hommes et femmes. Oubli, erreur, lapsus ? Révélateur !

On apprend que GiEau bat des records en comptant plus de 25 % de femme dans l'entreprise, alors que le groupe n'en compte que 21 % et le secteur informatique 16,5 %. Une véritable honte, car au-delà des engagements solennels, les chiffres masquent des inégalités criantes entre hommes et femmes à GiEau au niveau des salaires, de la formation, des responsabilités, et bien d'autres domaines. Ces constatations ont été révélées par le Président de la commission et parfaitement ignorées et critiquées par une Direction plus pugnace que jamais. L'aggressivité de la Direction a malheureusement eu raison du Président qui s'est vu obligé de démissionner de sa mission.

Alors, toujours social ?

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